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Mes étoiles filantes…
A petits pas d’automne, entre les brumes lentes |
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Les coupeurs de lune
Bercée au-dessus de la ville |
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La Voix...
Et cette Voix en exil, en attente, |
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Mémorabilia
Ici, dans mes mains à l’Enfance, |
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Les petits pains d’étoile...
A regarder le ciel brûler dans son printemps |
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Des gouttes d’océan...
Des gouttes d’océan frôlent l’âme des choses |
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Exil
J’entre dans la lumière du jour |
| Sais-tu ce temps si bleu…. Maman sais-tu ce temps si lointain, si perdu, Sais-tu ce temps si bleu qui ressemble à l’Enfance Qu’il nous faudrait le temps d’un baiser sans souffrance Pour le reprendre ensemble et qu’il soit entendu De là-haut, de si loin, même en n’y croyant guère… Nous n’étions qu’un instant et le voilà volé A ce qui ne s’est dit, comme on porte exilé Ce deuil d’éternité sur tout notre éphémère… Maman pleurer n’est plus, tant je la porte en moi Cette pluie qui te cherche aussi loin dans la terre, Ce secret d’ecchymose où se plaît le mystère De croiser l’impossible au bout de mes pourquoi… Et n’est-ce point t’aimer à travers l’inutile Que de dire ces mots comme un peu d’oublié Au poème du vent que le vent a plié Dans son vol de chagrins dans mes mains en argile Qui reviendraient sculpter l’espace d’un instant Ton sourire un peu las, ton regard si fragile, Ton bras ballant d’oiseau qui s’en va, qui vacille Entre le temps qui fuit et ce qui fait le Temps, Maman j’ai peine à croire à la Mort tant la vie Suppose ton regard, et tu me tends la main… Voilà qu’il se fait tard d’imaginer demain Tant flottent dans mon cœur des chemins de folie… Maman je vois l’Enfance à jamais s’enterrer Qu’il faut cet au-revoir pour affranchir l’Absence… Novembre a des hasards de mort et de naissance Qu’on peut rire de tout à force d’en pleurer !! |
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Christian Boeswillwald© |
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