J'étais presque arrivé aux confins du désert,
Sous la chaleur glaciale des vibrations chimiques
Mes mots s'évaporaient en un vent chaotique.


Ouragan de poussières indomptables, vapeurs oniriques,
Le parfum de ces lignes, qui auraient pu naître,
Séchait du goût amer d'une vie insaisissable.


Pourtant du tas de cendres qui étouffait mon âme
Émergeaient, ça et là, quelques boutons de fleurs
Sot ! Je les ignorais, c'était bien là mon drame.


Me vautrant dans la fange, refusant de combattre
Emporté, balayé par cette lame de fond
Qui du fond de mon âme, refusait le bonheur.


L'Oiseau vint me trouver, par l'Amie envoyé.
L'oiseau au plumage magnifique,
L'oiseau magique,
L'Oiseau de l'amitié


Ces plumes arc en ciel balayèrent mon esprit,
Me redonnèrent confiance, et les mots refleurirent.


Merci l'Oiseau, merci l'Amie
J’ai retrouvé le goût d'écrire...



Thierry Deschamps©





Création Ode©


Illustration : « Vibrations de la Muse »  de Ode©


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