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LES DIEUX ET LES MUSES
Mes amis, écoutez, car je suis le poète,
Ma lyre flamboie aux accords harmonieux
Que chantent sous ma plume des rimes en quête
D’un vent de passion, de vers ingénieux.
Tandis que, dans la foi, Thalie commet une ode,
Qui, du Mont Hélicon, en transmet le refrain,
Tous les dieux de l’Olympe, unis en leur synode,
Célèbrent la beauté comme un parfait quatrain.
Puis Zeus et Mnémosyne, autour de leurs neuf filles,
Ces Muses présidant tous les arts libéraux,
Léguèrent aux mortels le génie pour que brillent
Tous les trésors cachés de leurs dons ancestraux.
Au flambeau des idées brûlent des rimes vives,
Par l’union sacrée des rythmes et des sons,
La musique des mots, aux notes fugitives,
Déesse Polymnie m’en octroie la moisson.
Mes amis, écoutez, car je suis le poète ;
Ma lyre resplendit d’accords harmonieux ;
J’ai envers le poème une extatique dette ;
Écrire en poésie n’est jamais ennuyeux.
~*~
Ô DÉESSES ET DIEUX !
Ô ! Déesses Thalie, Polymnie, Erato,
J’eusse aimé de ma lyre en solfier une ode,
Qui, du Mont Hélicon, dans un grand concerto,
Épandrait mes poèmes envers votre synode.
Ô ! Zeus Maître des Dieux qui depuis Olympie,
Énonce les oracles, en prône la valeur,
Divinité du ciel méprisant les impies,
Dissipe la souffrance, éloigne le malheur.
J’eus aimé, Aphrodite, enfin sur cette terre,
Que tu donnas beauté et l’amour à tous ceux
Qui propagent la haine au nom de sots critères,
Et prêchent le calice à tous les malchanceux.
J’eus aimé Mnémosyne, élue Mère des Muses,
Que tu dotas l’humain d’un peu plus de savoir,
Que la sagesse, un jour, prive les viles ruses
D’engendrer le péché, selon ton bon vouloir.
Ô ! Déesses et Dieux, de tous vos sanctuaires,
Bénissez l’innocent, l’ingénu que je suis ;
L’idéal est en moi, mais où sont mes repaires ?
Je cours après un rêve, le rêve me poursuit.
~*~
LES MUSES
Je voudrais de Clio hériter du savoir,
Engranger la culture et maîtriser l’Histoire
De l’évolution pour mieux la percevoir ;
Être docte, avisé, devenir méritoire.
Je voudrais d’Uranie vernis et compétence,
Pour qu’en astronomie, la science des cieux,
J’entrevois la structure et pèse leur distance,
D’astres, de soleils, dans l’éther silencieux.
Je voudrais d’Euterpe couvrir quelques accords,
Entendre l’harmonie de pianos féeriques,
Où je m’enivrerais, frémissant en mon corps,
Au son d’un concerto aux accords oniriques.
Je voudrais de Thalie enrichir mon esprit
D’un genre littéraire et, dans le vaudeville,
Emprunter aux acteurs leur meilleur manuscrit,
Jouer la comédie, avoir le verbe habile.
Je voudrais d’Érato flatter les notions,
Pour, dans les hexamètres et dans les pentamètres,
Parfaire quelques vers en mes ambitions,
Être tendre, lyrique, écrire en belles-lettres.
Grâce à toi, Melpomène, être un génial acteur ;
Danser le soir venu au ballet des étoiles,
Si Terpsichore autant m’en accorde faveur ;
Et Calliope, enfin, au brio me dévoile.
Polymnie m’a donné, dans son aménité,
Quelques dons de graphie – quelle sublime Muse - !
Je cède à ses désirs dans la félicité,
Me nourris de quatrains si parfois j’en abuse.
~*~
André Laugier©
~*~
Création de la page par Ode©
En titre : « Déesse au sarcophage » de Ode©
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