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Introduction
« Aimé Maeght », « La Galerie
Maeght », « La Fondation Maeght »… Maeght, un nom toujours relié à
de nombreux artistes contemporains prestigieux.
Qui est Aimé Maeght ? Quel
rôle a-t-il joué auprès des artistes qu’il a côtoyés ? Quel rôle les
Picabia, Matisse, Bonnard, Picasso, Riopelle et bien d’autres
ont-ils tenus dans la vie et la carrière de Maeght ? Quel héritage
a-t-il laissé ?
Aimé Maeght, l’homme et sa
carrière
Nous sommes en mille neuf cent
vingt-cinq, Aimé Maeght gagne un prix du Ministère de l’Instruction
Publique et des Beaux-Arts à Nîmes pour son aptitude dans le dessin
et la lithographie. Ses parents, ne voulant pas qu’il continue dans
le milieu de l’art, l’obligent à trouver un emploi. Fils d’une
famille de cinq enfants, son père fut tué à la Première Guerre
Mondiale, il n’avait pas le choix et commença alors à apprendre tout
sur la gravure publicitaire commerciale.
Mille neuf cent vingt-six, il
termine son service militaire obligatoire, part pour Cannes où il
devient éditeur d’art dans une affaire spécialisée dans la diffusion
de posters et d’illustrations d’horaires de trains.
En mille neuf cent
vingt-sept, ce grand, robuste et charmant bel homme, Flamand
d’origine, retourne à Hazebrouck pour y marier une jeune française
de Cannes, Marguerite.
Ils reviennent à Cannes en
mille neuf cent trente pour ouvrir une imprimerie, sa propre agence
de publicité spécialisée dans la publication de posters et de
gravures à partir de sa propre composition de ses dessins originaux.
La même année, Picabia vint à son agence et remarque que Maeght
avait un bureau tellement attrayant qu’il pourrait aussi s’en servir
comme galerie d’art : « Pourquoi n’accrochez-vous pas quelques
tableaux sur vos murs ? » Maeght le fit et fut surpris de vendre
immédiatement tout ce qu’il accrochait au mur.
Cette idée en fit venir
d’autres et graduellement Maeght abandonne la publicité pour se
concentrer dans la vente d’oeuvres d’art. Il fut encouragé à ce
moment par Jean-Gabriel Doumergue et plusieurs autres artistes et
écrivains qui vivaient à ce moment là sur la Côte d’Azur.
Un des premiers artistes à
faire confiance à Maeght fut Bonnard qui est allé chez lui
accompagné de Maurice Chevalier au sujet de la publication d’un
programme de Music-hall pour une fête de charité à Cannes. Bonnard
suggère alors que Maeght réalise l’impression de la lithographie qui
paraîtrait sur la couverture du programme. Bonnard laisse la litho
originale de Maeght. Un collectionneur arrive, demande à Maeght si
elle est à vendre et surpris, Maeght dit : « Oh, 4,000 francs…
» et c’est cette vente rapide qui finalement le convainc
d’aller sur le marché de l’art.
En mille neuf cent trente-six,
il ouvre sa première galerie à Cannes.
Comme Bonnard et d’autres qui
l’ont encouragé comme vendeur d’œuvres d’art, Maeght lui-même a
inspiré d’autres artistes et leur a même parfois révélé leur talent
de créateur.
Un jour, il mentionne à une
talentueuse jeune femme - Suzanne Ramié - qui travaillait dans la
section des arts dans son affaire de publicité à Cannes : « J’ai
remarqué comme vous avez la connaissance et la compréhension de la
forme. Je crois que vous pouvez exploiter vos talents naturels.
J’ai appris qu’il y a tout un atelier de poterie à vendre à
Vallauris. Ça n’est pas neuf et vous pourriez l’obtenir pour
presque rien. Pourquoi ne prendriez-vous pas la chance de
l’acquérir ? (1) Elle y alla et acheta. Son nom est Madoura, -
le surnom de Suzanne Ramié - qui est connu maintenant par
d’innombrables admirateurs comme étant le nom de l’endroit où
Picasso a produit ses céramiques.
À ce même propos, Miro a rendu hommage à Maeght : « … il ne
s’agit pas d’un marchand; c’est un ami et un homme très, très
courageux. Il m’a beaucoup aidé…»
Une des premières expositions
à la Galerie Arte à Cannes fut intitulée « Artistes-Artisans » en
mille neuf cent quarante-cinq, durant la guerre, où par la force des
circonstances et des nécessités, les peintres avaient à produire des
formes d'arts plus pratiques pour vivre. Maeght montra donc des
tapisseries de Lurçat, des meubles de René Drouin, des livres reliés
de Rose Adler et des films de André Bloc.
Mille neuf cent quarante-deux, première grande exposition importante
intitulée « Maîtres de demain ». Y exposaient : Legueult, Oudot,
Cavaillès, Brianchon, Planson et Terechkovitch. « C’est à ce
moment là que je me suis mis à penser sérieusement qui allaient être
les « Maîtres de Demain ». Et je fus, sans difficulté, peu d temps
après cette exposition, persuadé par Bonnard, Picasso et Matisse
(dont ma femme fut le modèle ) de quitter Cannes pour Paris où ils
me conseillèrent d’ouvrir une galerie d,art. J’ai aussi été
encouragé de le faire par plusieurs des plus grands collectionneurs
privés, qui, pendant la guerre, m’ont fait confiance en déposant
chez moi, dans le Midi, leurs collections privées. Pour ce faire,
j’ai acheté une ferme sur le haut de la colline à Vence, (futur
site de la Fondation ), où j’ai remisé avec grands soins leurs
trésors loin de la convoitise des Nazis. Après la guerre, ils
retrouvèrent leurs œuvres intactes et ils m’en furent
reconnaissants. Plusieurs de ces collectionneurs ( Kapferer en
particulier ) m’ont offert de financer mon projet d’ouvrir une
galerie d’art à Paris. Je les ai remercié mais je leur ai répondu
que je préférais essayer par mes propres moyens; comme vous les
savez, j’ai réussi. » (1)
Mille neuf cent quarante-six,
première exposition à Paris. Matisse, suivie de la première série
régulière d’expositions annuelles intitulées « Sur Quatre Murs »
expositions de murales et sculptures. Y exposèrent pour la première
fois : Van Velde, Dany, André Marchand, Lipchitz et Chastel.
La même année, apparaît la
première édition de « Derrière le Miroir », publication qui sert
maintenant régulièrement comme catalogue final, en couleur pour
chaque exposition importante à la Galerie Maeght.
Chez Maeght apparaissent
périodiquement les œuvres de Matisse, Braque, Miro, Chagall, Calder,
Arp et Kandinsky. À noter qu’une des plus grandes expositions à
l’époque fut « Les Quatre Grandes Étapes dans l’œuvre de Kandinsky
».
« Durant ces premières
étapes de ma carrière de vendeur d’œuvres d’arts, j’ai accroché
toutes sortes de peintures aux murs de ma Galerie de Cannes, la
première à ouvrir sur la Riviera. Malgré tout cela, je suis fier de
dire que j’ai appris énormément et que maintenant je suis vraiment
prudent lorsque je fais un choix pour une exposition à ma Galerie
de Paris ». (1)
Mille neuf cent quarante-sept,
aura lieu l’exposition internationale Surréaliste dont
Alexandre Watt dira qu’elle marque « l’enterrement du Surréalisme,
du moins en ce qui concerne la peinture ». (1)
Mille neuf cent quarante-huit,
Miro expose à la Galerie Maeght, rue Téhéran à Paris, qui désormais
le représente hors l’Amérique. (2) La même année, se tient la
plus importante exposition des peintres abstraits : « Les Origines
de l’Art Abstrait ».
En même temps qu’il
s’intéresse aux artistes déjà connus, Maeght regarde vers la jeune
génération. Nous verrons au chapitre suivant ce qu’il en dit et ce
qu’il a fait pour eux.
Mille neuf cent
cinquante-huit, nous retrouvons Aimé Maeght lors d’un interview
qu’il a accordé à Alexander Watt pour Studio. Il y parle
déjà de ses projets d’un « Village des Arts ».

La Fondation Marguerite et
Aimé Maeght
Saint-Paul-de-Vence
27-28 juillet 1964
« Je voudrais établir un
contact international de jeunes artistes… et je voudrais aider la
jeune génération de peintres et de sculpteurs. Ce que je désire,
c’est de bâtir un Village des Arts dans le Sud de la France. Un
endroit où Braque, par exemple, pourrait y avoir sa propre maison,
Matisse, Léger et parmi les peintres vivants, Chagall, Miro,
Giacometti, Bazaine, Tal-Coat, etc., pourraient avoir leur juste
place dans ce musée réservé pour leurs œuvres. Et, j’espère aussi
pouvoir aménager des studios où des étudiants pourraient venir, y
travailler et étudier dans la paix et la quiétude. » (1)
Nous étions en mille neuf cent
cinquante-huit. Mais cette idée devait « germer » dans sa tête
depuis plusieurs années. Cet homme, jeune d’esprit, plein
d’énergies et ayant fait preuves de ses capacités, avait l’appui de
nombreuses personnalités autant chez les artistes, chez les
critiques, chez les grands collectionneurs et chez « certain »
politicien. Ami de Malraux, grand ami des Arts lui-même, Aimé
Maeght a certainement eu plus de facilités à réaliser son projet à
l’aide de tous ces appuis et de concilier ainsi le « culturel » avec
le « fisc ». Marie Netter, écrit lors de l’ouverture de la
Fondation, ce qui suit : « Cependant ce ne fut pas la fête
elle-même ( malgré qu’elle fit bien parler d’elle ) qui donna à la
manifestation sa véritable portée mais deux faits significatifs :
d’une part, qu’un marchand de tableaux ne se contente plus de faire
une donation d’œuvres à un Musée ou à l’État, mais qu’il dédie à sa
propre activité et au groupe d’artistes qu’il avait toujours
soutenus, un monument de pierre, de terre et de béton et de l’autre,
que dans la politique artistique et fiscale de la France, l’on soit
parvenu, pour la première fois à un accord entre un collectionneur
et le fisc. » (4)
L’inauguration de la Fondation
Maeght à Saint-Paul-de-Vence a eu lieu les vingt-sept et vingt-huit
juillet mille neuf cent soixante-quatre en présence du Ministre des
Affaires Culturelles de France, Monsieur André Malraux. Cet
événement spectaculaire, riche en festivités comptait plus de trois
milles invités. (3)
La ferme qu’il avait acheté
pour protéger les œuvres d’arts des collectionneurs durant la guerre
à Vence, superbe domaine arboré, surplombant la Méditerranée, avait
une destinée presque utopique.
Maeght fit édifier par
l’architecte hispano-américain José Luis Sert (collaborateur de
Hudson Jackson et Ronald Gourley de Cambridge, U.S.A.) un complexe
séparé et lié à la fois par une cour d’honneur centrale; il
comprend, d’un côté, sept salles d’expositions pour les tableaux et
les sculptures et de l’autre, une salle à deux étages pour les
conférences et la projection de films. Le jardin dessiné par Miro,
des terrasses en labyrinthes animés de monstres primordiaux. Une
modeste chapelle au vitrail magnifique au-dessus de l’autel, et dans
ce décor suprême, les sculptures en reliefs en ardoises de Raoul
Ubac, « Le Chemin de Croix ». La construction de la chapelle,
consacrée à la mémoire du second fils de Marguerite et Aimé Maeght,
Bernard, fut peut-être à l’origine de l’idée d’ériger un ensemble
commémoratif. (4)
Maeght n’a pas fait don de sa
Fondation sans la splendeur de quelques œuvres d'art. On y trouve
une grande et belle sculpture en fer de Calder, placée à l’entrée;
les sculptures et reliefs de Miro, situés dans le jardin, un grand
Bonnard, un Léger, éventuellement un grand Chagall et les soixante
sculptures de Giacometti refondues spécialement pour la Fondation
avec la permission de l’artiste ( chaque œuvre porte également
l’estampille « Fondation Maeght » pour éviter de la sorte des
malchances aux collectionneurs. )
Devant un complexe aussi
important et coûteux, l’on se demande naturellement à quoi cela doit
servir et quelles étaient les intentions des donateurs en faisant un
tel cadeau à l’État français. Que Maeght ait voulu consacrer un
monument à son fils défunt et aussi à lui-même et à son activité de
marchand couronnée de succès, n’est-ce pas des buts poursuivis… (4)
Devant cette interrogation de
Maria Netter, laissons répondre le principal intéressé, soit Maeght
lui-même : « … le rôle d’un marchand d’œuvres d’arts, n’est pas
seulement de vendre, mais aussi d’éduquer le public. Ce qui
explique que mon désir est de laisser un testament après ma mort,
qui fera que les artistes, dans lesquels j’ai cru, ne soient pas
dispersés, comme ce fut le cas, malheureusement pour Vollard. »
Et à Alexander Watt, il ajoutera aussi : « Je crois qu’il est
important que nous marchands devons faire tout ce qui est en notre
pouvoir pour aider les jeunes peintres dans leur dure bataille de
création dans un monde qui devient de plus en plus en crise
matérialiste. » (1) Maeght était aussi un visionnaire.
La Fondation Maeght : dixième
anniversaire (1974)
En réponse à Malraux qui avait
déclaré en mille neuf cent soixante quatre : « Ceci n’est pas un
musée. Ici est tenté quelque chose qui n’a jamais été tenté : créer
l’univers dans l’art moderne pourrait trouver à la fois sa place et
cet arrière monde qui s’est appelé autrefois, le surnaturel. » ,
Bernard Teyssedre dira : « … Le nombre de ses visiteurs, en été
surtout, n’a cessé d’augmenter : près de 15% par an. En mille neuf
cent soixante-douze, lors de l’exposition Nicolas de Staël, la
moyenne quotidienne en entrées se situait autour de mille deux
cents. Les raisons de ce succès sont de plusieurs ordres où je ne
vois pas que le « surnaturel » de Malraux ait grande part. »
Et Teyssedre nous
énumère trois raisons pour lesquelles La Fondation Maeght est une
réussite. « La première raison, c'est l’intime union entre les
œuvres d’art et le site naturel, une seconde raison du succès, c’est
la puissante infrastructure financière et culturelle dont disposent
Marguerite et Aimé Maeght : une collection d’œuvres de maîtres à
cote très élevée, comme Braque, Chagall, Giacometti, Calder, Miro,
sans cesse mise à jour par l’acquisition de pièces récentes; un
discret jumelage de la fondation provençale avec la galerie
parisienne, rue de Téhéran; des publications de haute
qualité, comme la série « Derrière le
miroir », une revue d’autant plus efficace que son esprit est plus
ouvert aux recherches d’avant-garde, moins servilement attaché à
célébrer les artistes « de chez Maeght », plus indépendant des goûts
de son mécène ( seule garantie de crédibilité ) : les chroniques de
« L’Art Vivant ». Ajoutons les ateliers de céramique ou de
lithographie, le centre d’information avec son personnel de
bibliothécaires, conservateurs, documentalistes…
Autre raison de succès, La Fondation Maeght, est un lieu de
rencontres culturelles. Plusieurs fois par an, la collection
permanente cède sa place à des expositions temporaires. Une salle
de projection permet d’associer aux arts plastiques, le cinéma.
Chaque été, les nuits animées par Francis Miroglio proposent leur
festival de musique, de théâtre et de ballets. C’est l’occasion de
s’ouvrir résolument à l’avant-garde : un des buts de Maeght. … Le
public a l’impression de participer aux créations ou, du moins, de
voir s’atténuer l’écart entre l’œuvre achevée et l’œuvre en train de
naître; il peut suivre les productions des ateliers de gravure ou
de céramique; il assiste, nombreux, aux répétitions de nuits, non
moins qu’aux concerts qui les suivent.
Pour célébrer son
dixième anniversaire, la Fondation présente un ample choix de sa
collection permanente. Aux grands noms cités, je me bornerai à
ajouter ceux de Riopelle, Fiedler, Chilida, Tapiès, Adami, Viallat,
Kelly, Sam Francis… » (5)
Lors du dixième
anniversaire de la Fondation, on a présenté les plans
d’agrandissement qui vont à peu près doubler la surface utile. Ce
projet est incroyable, c’est le rêve du monde artistique, c’est
l’utopie.
Des nouvelles salles
permettront d’organiser, conjointement avec la collection
permanente, quelque dix expositions par an. Sont prévue un théâtre
de mille deux cent places, un auditorium, une cinémathèque, une
bibliothèque, une photothèque.
C’est Teyssedre qui définit le plus justement ce qu’est La Fondation
Maeght ; « … tout ensemble galerie, musée et centre de culture.
Elle entend cumuler les fonctions d’information, d’incitation au
dialogue et d’encouragement à la créativité. » (5)
Marguerite meurt en mille neuf
cent soixante-dix-sept. Aimé mourra quelques années plus tard, en
mille neuf cent quatre-vingt-un.

Conclusion
Quelle personnalité que ce
Maeght ! Il fallait qu’il soit un homme aux multiples dons
particuliers pour s’allier ainsi les artistes, les écrivains et les
collectionneurs. Homme d’affaires averti, puissant, ne semblant pas
abuser de son pouvoir, « aimable, robuste, charmant et bel
homme », (1) Maeght semblait avoir toutes les qualités requises pour
accomplir une destinée peu commune, la sienne.
Tous s’entendent pour ne dire
que du bien de Maeght. Il y a bien sûr Marie Netter (4) qui se pose
des questions, - ce qui est sain devant un tel projet - au sujet des
intentions de Maeght lors de l’inauguration de La Fondation.
Il semble évident que sans
l’accord avec le fisc, le projet de fondation n’aurait pu être
réalisé. Allons-nous blâmer Malraux de l'avoir aidé ? N’était-ce pas justement
le rôle du Ministre de la Culture de favoriser tel projet ? La
collusion entre la galerie d’art, la revue d’art, la spéculation
financière et l’appareil d’État bourgeois en a fait parler plus
d’un. Mais sans cette collusion, y aurait-il eu cette magnifique
réalisation ? « À pays bourgeois, culture bourgeoise, certes,
mais pour nous, en est-il une autre ? » demande Teyssedre. (5)
Il y a là en même temps qu’un
projet généreux et utile au monde des arts et de la culture en
général, une manière élégante d’échapper au fisc. Et puis, quand
même cela serait, il ne faut pas faire de l’angélisme, surtout si
l’on connaît bien les rouages du système capitaliste. Les bénéfices
pour les artistes et les amoureux des arts sont plus grands que les
pertes fiscales, s'il y a eu. Maeght, c’est une oligarchie
financière, une industrie extrêmement puissante, mais qui ne semble
pas, d’après les documents consultés, avoir abusé de ce pouvoir, il
en a cependant usé. Et pourquoi pas, devant un tel projet, une tel
idéal, voire, une
telle cause ?
Nul ne peut supposer que la
raison fondamentale qui a donné vie à la fondation ne soit autre que
celle énoncée par Maeght lui-même en mille neuf cent cinquante-huit
à Alexander Watt : « … ce qui explique que mon désir est de
laisser un testament après ma mort, qui fera que les artistes dans
lesquels j’ai cru, ne soient pas dispersés… » Voilà un homme de
parole !
Ode©
Artiste : sculpture et installations, peinture, gravure, roman et
poésie.
*** J'ai concentré ce travail sur les années actives de Maeght. À
noter qu'aujourd'hui, La Fondation Marguerite et Aimé Maeght, reçoit
plus de deux cent mille visiteurs par année. Bien que j'ai
fait ce travail à partir de lectures dans divers livres et revues -
voir Bibliographie -,
si vous désirez
en savoir plus, sur Internet il y a de nombreux sites sur le sujet..
Aimé Maeght
1906-1981
Bibliographie
(1) « Art dealers of
Paris » : III
AIME MAEGHT
bye Alexander Watt
Studio no.787 October 1958
Pages 97 à
102 et page 107
(2)
«
Ceci est la couleur de mes rêves » MIRO
Entrevue avec Georges Raillard
Éditions du Seuil
(3)
«
The Birth of a « Cité des Arts »
par G. Schurr
The Connnoiseur Volume 4 No 157, 1964, page 191
(4)
« La Fondation Marguerite et Aimé Maeght à St-Paul de Vence » par
Maria Netter
Quadrum no 17 1964
Pages 158 à 160
(5)
« Le Musée au Soleil » Fondation Maeght, par Bernard Teyssedre
Le Nouvel Observateur, lundi le 29 juillet 1974
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