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Et le printemps mettait
à peine sa robe d'été
Que je t'ai donné rendez-vous
Tu es venu
Blessé
Le désir s'est tu
L'amour ne l'a pas entendu
La tendresse l'aura remplacé
~*~
L'amour
Le Fleuve l'a porté
Sur ses vagues d'ors
Sous le soleil de là-bas
Nourrie au songe de l'espoir
Qu'un jour tes yeux de silences voient
- Tels mes yeux émerveillés -
L'immensité de sa Beauté
~*~
La solitude
Elle est de pierre
Lorsqu'elle envahit et le corps et l'âme
Sans la souhaiter
La chercher
La vouloir
Mais comment exprimer l'horreur vécue
Aux portes de l'impossible
~*~
Illusions
Le Monde est illusions
Visions fulgurantes de masques
Où se cachent les yeux de la violence
De la haine, des rapaces
Ainsi les yeux de l'amour et du songe
Paradoxes de l'humanité
Perdue dans ses abstractions
~*~
Du désir
Et mon désir court
Il n'est plus le même
Il court après l'espérance de la guérison
Maintenant que je te sais
Il court après ton regard
Et le temps
Qui garde l'amour intouché
~*~
Moi, la femme
Moi la femme d'hier et d'aujourd'hui
À la tendresse sans âges
Amie du Fleuve
De ses vents
De ses intempéries
De ses soleils et ses lunes
De ses étoiles que je regarde se parler d'amour
À la lisière de mon univers imaginaire
Je te tends la main aux confins de l'inespéré
Malgré l'insistance du lourd silence du temps qui impose sa loi
~~~*~~~
Ode
27 mai 2004
Création Ode©
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