21 juillet

Petit Poème

Petit matin plein horizon
Les bleus et les turquoises de la mer
Des odeurs de fleurs sauvages
Les oiseaux de mer qui piaillent
Ce que la vie sent bon
Lorsqu’elle se fait belle

Sens-tu ces parfums de fraîcheur
Ce vent doux dans tes cheveux
Vois-tu dans mes yeux le bonheur


~*~

22 juillet

Je te raconterai


Je te raconterai maman et la rencontre de la magie
Lorsqu’elle prit ma petite main
Sous la mine du crayon sont apparus des chats, des chiens
J’avais deux ans, je me souviens de ces pages par le temps jaunies


Je te raconterai ma rencontre avec l’imaginaire
Dessiner au fusain tout ce qui m’inspirait
Les odeurs de l’atelier et la lumière
Qui ont dessinés mon destin et ma sphère


O ! Je ne te parlerai pas de ma prime adolescence
Je ne me souviens, je n’en ai tiré que silences
Le chaos, un trou noir, une chenille 
À seize ans, je me suis réveillée papillon qui brille


Je te raconterai ma tendre enfance
Elle était belle et douce insouciance
J’en sens encore les parfums particuliers
Des bras aimants, du bonheur multiplié


Je te raconterai les succulents bleuets de Port-Joli
Je t’en ferai même des confitures
Je t’apporterai du miel de mes prairies
Promesses et gages d’un heureux futur


Je te raconterai mes rêves les plus fous
Ceux qui se sont réalisés, ceux à venir
Je n’ai nul regret, même pas celui de vieillir
Un jour prochain, de moi, tu sauras tout


Que de songes magnifiques enfouis 
Me reviennent dans mes nuits
Me tiennent en éveil jusqu’à l’aube
Généreuse est la vie, ils chassent l’ennui


Je te raconterai tous mes secrets
Ils y en a des beaux, il y en a des laids
Du temps – que je béni – j’ai beaucoup appris
Aucun leurre ne viendra plus troubler ma vie


Tu sauras de moi, plus que je n’en sais
Tu défileras le tissus de mes années
Tu découvriras de la trame et la chaîne, le lien
Tu y trouveras un fil solide pour retisser nos demains


Je t’écouterai me raconter ce qui te hante
Les morsures que la vie t’a apportées
Ton cœur ne saignera plus devant la méchante
Comme l’oiseau de nuit, tu deviendras léger 


Je te raconterai mes belles aventures
Nous filerons ensemble vers une nouvelle liberté
Quand l’heure viendra, je te dirai où, quand, c’est sûr
Nous irons à la rencontre de notre destinée



Je te dirai quand, je te dirai où
Ensemble, nous serons toujours et partout !

~*~

25 juillet

Un oiseau allège mon ennui
Mon Fleuve me console des vagues à l’âme
Un oiseau me dit l’espérance
Mon Fleuve porte l’oiseau

~*~

Un voilier à la mer passe et divague
Sur mon île bleue je médite
Le temps file et se jette dans l’océan

Le soleil se cache derrière les nuages

~*~

Le silence est d’eau
Les jours m’envahissent
Mes nuits sont sommeil d’attentes
Mes matins sont recommencement


~*~


Je me coucherai au creux de tes mains
Pour me sentir au chaud de mes étés
Aux chairs humides de la renaissance
Boucle de l’éternel recommencement

~*~

Je suis à bout de souffle
Il vente trop fort en ma tête
J’ai besoin d’une épaule
Pour m’y reposer

~*~

Et je larguerai mes amarres
Pour fuir sur les grandes eaux
Le vent dans mes cheveux et mes voiles
Goût de sel et de liberté


~*~

29 juillet

Rêveries d'un petit matin

Je me ferai petite
Pour ne pas contrer ta course
Je me ferai immense
Afin qu’elle cesse

Je te submergerai de mon amour
Je t’envahirai corps et âme

Ainsi se cicatriseront tes plaies
Et ton esprit assiégé ne te trahira plus

Tu t’abandonneras à la douceur
Tu renaîtras dans mes aires
Tu ne voudras plus quitter notre île
Et le Grand Héron soignera ses blessures

Jamais, non jamais il ne faut renoncer
Il n’est nul temps, pour revivre, nul âge
Le vent de mon Fleuve t’apportera mon message
Et je t’ouvre mes bras pour que tu viennes y pleurer

Je t’attendrai pour célébrer la noce

Nous épouserons nos sens
Mêlerons nos sangs
Montera de la terre, un parfum d’encens
 
Tu laisseras tomber ton armure de soie
Ton treillis de lumière
Je t’offrirai ce lien si précieux
Mon bel Oiseau, ce fil de l’eau tendu du Fleuve

Oh mon frère, comme il sera doux et chaud
Ce feu attisé par l’ouest
Sera à nous, juste retour d'éternité
O mon amour, O ma vie

Et je surgirai hors de ma chair
Tes appétits trouveront mon pain d’épeautre
Tu es le frère de la beauté, je suis ta mie
Je te veux toi et aucun autre

~*~

1er août

Dans les jours qui baissent
Je regarde les ombres qui allongent
Déjà

La vie au bord du Fleuve
Coule rapidement
Dans le bonheur tranquille

Cette paix que je retrouve tous les étés
Je veux la garder précieusement
Mais au retour, le quotidien me rattrape

Où es-tu ma muse, qui es-tu
Toi qui me visite, me quitte
Reviens et repars

La femme que je suis devenue
Compte parfois les heures
Le compte à rebours est commencé


Mon rêve se réalisera-t-il avant qu’il ne soit tard
Viendra-t-il celui qui m’emportera
Sur les ailes du rêve

Peut-être l’ai-je trouvé
Et je ne le reconnais pas
Mes yeux sont-ils trop éblouis par mon Fleuve

Poésie O Poésie
Que tout devienne Poésie
Que tous la voient partout et toujours

Que la sérénité s’accomplisse enfin !


~*~

8 août

FEMME IMAGINAIRE

( à Michelle Bigot pour son oeuvre inspirante )


Toi la femme imaginaire
Celle que l’homme désire
Celle qui est sa maîtresse
Sans jamais t’avoir connue

Toi la femme sur mesure
Pour homme fantasmique
Existes-tu que dans son esprit
Ou sur une île perdue


Belle tu es, de désir et de passion aussi
Tes cheveux sont de feu
Ton corps est d’ambre
L’âge ne t’atteint pas

Toi l’amante désirée
Toi la femme non encore née
Il t’attend, te veut
À l’heure crépusculaire


Tu viens le voir dans ses rêves
Les plus fous, les plus utopiques
Aide-le à vivre jusqu’au bout
Car tu es sa muse, sa création

Il aime, le poète
Il est fou, le poète
Fou de toi
Femme imaginaire


Il est bien connu que les hommes n’ont que deux femmes dans leur vie :
celle qu’ils imaginent, l’autre n’est pas encore née


~*~

23 août

Ce n’est pas le fait de faire ce que l’on a à faire qui est dur, c’est de ne pas faire ce que l’on croit qui serait le mieux.

~*~

28 août


Le départ arrive bientôt...

Et si tout recommençait
Et si l’été arrivait
Au lieu de se terminer
Serais-je plus heureuse
Je ne sais pas
Trois mois viennent de s’écouler
Le temps m’a glissé entre les mains
Comme ruban de soie
Il est temps de faire l’adieu
À mon fleuve, aux amis

Un autre départ se dessine
Un autre retour à la maison
Un autre automne qui se profile
Ici, il y a bien quatre saisons


Et par delà les hivers
Je penserai à mes étés
Regarderai les photos chères
De mon fleuve pour un temps abandonné

J’entourlouperai les anges
Pour qu’ils me portent à la saison
De mes humeurs seront vendanges
De grands bonheurs et de raisons


Et je quitte pendant qu’il fait encore beau temps
Pour garder jolis souvenirs
De ce pays que j’aime tant


Le soleil me rejoint pendant que j’écris, il me faut quitter parce que je commence à être éblouie.  Une paix intérieure m’habite en ce moment même, la brise du fleuve vient jouer dans mes long cheveux de soie rouge… Je peux dire que je suis heureuse.


~*~

O
de
De retour à la maison
Septembre 2005


Création Ode©
Photo : « Un petit matin frais à Trois-Pistoles » fin août 2005


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