Tout est renversement dans les cris de la guerre
Tout est drame dans le silence bleu du feu



Fragments de cendre à rebours d'Orion




Où donc est le jour sous la paupière lourde
De la paix abîmée par les hommes



Et l'orage s'allume aux frontières noires
J'entends tes mots impatients du départ
À travers toute déroute des fleuves
Et je revis l'itinéraire de nos amours



Interminable exil de la Colombe



Ô brouillard et chaos de l'Histoire
Vrombissements, échos, murmures, silence
Cri des femmes, des enfants, des hommes
Feu millénaire à l'aube de ce siècle, dérisoire



La terre tremble de tant de champs de batailles



Ô source à la hauteur de la vie, de la mort
Protège en ses lieux mon bien-aimé
Que mes fleurs se rendent à ses rêves
Que ma prière soit entendue, le protège



Dormir tout ce temps pour assoupir l'absence



Ô toi, Colombe ! Vole au-dessus des palmiers
Des sables infinis et rougis par le sang
Que les hommes lèvent enfin les yeux vers toi
Et entendent cette fois ton précieux message



Et j'oserai mériter tes tendres pensées nocturnes
Dans les longues heures de l'attente
Couchée au seuil de la promesse de la naissance
Au seuil de nos tendres amours d'éternité



Et tu verras dans mes yeux au retour
Notre grand fleuve d'amour
Répandre ses larmes
De sel et de joie



Reviens vite !
Reviens-moi sur les ailes de la Colombe !




Ode©

1er avril de l'An Deux








« La Colombe de la Paix » de Picasso


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