Un coup de pinceau pour embellir les choses
Comme le souffle et ses fleurs qui éclosent
Deux mains qui se tendent en bouquet
Et l'oiseau heureux s'envole sans regret




 

Un soupçon de patine d'or pour aviver l'amour
Et embellir l'oeuvre de chair et de sang
Deux coeurs, deux corps s'offrent
Un pétale odorant gisant à leurs pieds




 

Effleurement discret et subtil des âmes
Distance magique, présence secrète
Source lente au baiser de feu
Dans l'espace cosmique des amours éternelles




 

Portes ouvertes sur le ciel
Montrez le chemin des pins d'ors et de miel
Des pierres du temps qui se lèvent fières
En bordure de la source céleste
Se reflétant en elle




 

Ouvrez les miraculeuses vannes
Afin que le fluide divin s'en écoule
Et jaillissent enfin les promesses solennelles
Sur la flore desséchée du Paradis perdu enfin retrouvé
Et qu'ainsi y vivent heureux à jamais les amants d'éternité




 

O cérémonial sacré, don du Grand Jour
O Source sacrée de la soif dévorante
Abreuvez ces âmes qui quémandent
Dans ce grand rituel des assoiffés
À la démesure des dieux de feu




 

Et j'ai vu la lumière qui plus jamais ne s'éteindra
Et j'ai retrouvé l'innocence de la naissance
Et dans les ors de l'ultime creuset
J'y ai été transmuée
Amour



Mes yeux sont d'ores et déjà émeraudes consacrées




Ode
16 avril de l'An Deux










« Fleurs et mains » de Picasso


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