Je te tiens là au creux de mon être
Mon corps est ton réceptacle
Mon âme, le tendre tabernacle



Au clair printemps, le rêve se fera chair
Sensuelle joie à la promesse des attentes
Récompense aux heures habitées par l’absence



Espérance au coeur des jours !



J'ai remis la fibule à ma hanche
Le semainier à ma cheville
Telle la clepsydre il compte les heures de ton retour



Mes doigts tissent les fils d’ors de nos amours
Je te garde la primeur de l’oeuvre
Toi seul verra, touchera la pure offrande



Toi seul, mon tendre fontainier, trouvera la source
Qui jaillira de notre commune ivresse
Tu l'entendras chanter au fond de ton coeur



Sous les feuillages sombres du songe
Montera le désir de chair et de sang
Sur le grand Fleuve des vertiges tu m’emporteras



À rebours de nos amours nous remonterons
Le cours des temps perdus où nous étions séparés
Nous en repriserons les étoffes trouées par nos larmes



La souffrance ne sera plus, tes yeux me verront
Des épines et des ronces jailliront la Beauté
Je te tendrai la main, tendrement t’embrasserai



Qu’arrive le clair printemps de la vraie constance
Au coeur des amants trop longtemps séparés
Qu’arrive ces précieux moment, ô toi, mon beau souci



Notre amour ouvrier sera couronné après tant de batailles
Et malgré l’adversité, il vaincra plus fort que jamais
Je t’en fais la promesse aux odeurs des encens les plus précieux



Ode
19 janvier 2004



Création Ode
©

Oeuvre en titre : « Elle II » sculpture porcelaine de Ode©
Voir les oeuvres de Ode


~ Retour à La Cinquième Saison ~

~~ Retour à Dans l'Univers Imaginaire de Ode ~~

~~~ Page Index ~
~~