Tu pleures la fleur des printemps
Pendant que les murs blancs de l'hiver
Tapissent la maison de mes souvenirs

Mais l’hiver n’a qu’un temps
Bientôt sècheront mes larmes
Sous l’astre étincelant de ta mémoire

 


 
  Tu pleures la blondeur des chevaux
De la femme des sables du désert
Les murs fauves de mai qui bientôt arriveront


Mes pleurs passeront
Avec les flamboyants chevaux de feu
Galopant sous le ciel ocre de juin
 


 
  Tu pleures la couleur du blé des sables
Et du rouge de ton enfance
Qui tapissent la maison de tes souvenirs

Mais je danserai parmi les blés des champs
Et dans l’univers revêtu d’amour
Que tu m’offres par ta présence
 


 
  Tu pleures la source diaphane
Qui s'infiltre dans la pierre
Avec ses yeux d'opale

Mais je me baignerai
Dans l’eau cristalline de tes yeux
Le miel de ton cœur fera renaître mon bonheur

 


 
  Tu pleures le chemin tracé d'étoiles
En dédale minoen jusqu'au trône royal
Sur la poitrine d'albâtre du sans amour

L’amour naît et meurt
Mais les étoiles, toujours, demeurent
Et je renaîtrai au creux de ton cœur


 
  Tu pleures la rose cueillie
Dans le rose de l'aurore
Recouvrant tes doigts de ses pétales
D'un velours de suie
Dans la salure de ton oubli

Vois, je ris avec l’orchidée royale
Qui à la tombée de la nuit
Ouvre mon âme et dessine mes poèmes
Couvert d’une livrée de candeur
Dans la tendre saveur de ton âme

 


 
  Et tu pleures...

Mes pleurs n’ont plus d’avenir…

 


 
  Ode© et Jean Dornac©






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