anéantir
le manteau des ténèbres
aux flammes vives
de ses aspirations
glisser son
corps
ondulant
dans les plis d'une robe brodée
aux fils des désirs secrets
se blottir
dans le feuillage de ses rêves
l'Âme quiète
peinte dans son paysage
déboucler
sans regrets
la bride du temps
baigner ses lèvres
dans la coupe des délices
le temps d'un
recueillement
l'ombre du
jour
s'allonge
dans le lit violet
vaporeux
du fleuve paisible
il enlace
le silence profond de
l'Île
sous l'œil complice
du soleil rougissant
un couple de grands-hérons
survolent sensuels
la plage somnolente
avant de se lover
plumes contre plumes
dans les blés sauvages
encore tièdes
une romance
à la brunante
la
lumière de la nuit
s'infiltre au cœur
du moment
le temps d'un
recueillement
les yeux attisés
dans le vert présent
lancent un regard
au-delà des embruns du temps
jusqu'à l'âme remuée
par les joies égrenées
sur les berges d'avril
au mur de l'aube
se dessine
une dentelle transparente
sur les ombres feutrées
des corps envoûtés
qu'une flamme vorace
ensorcèle
jusqu'à l'ivresse
ces
perles à l'aurore
aimantées
Feu
bleu des Mers
dans le sillage des ondes
embrasées
les puissants courants
magnétiques décochent
d'infinis rayons ...
ces langues de feu
aux parois de la chair
léchée à la brûlure
incrustées