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Telle Pénélope, je détisse
Mon passé, ma vie
Je m'apaise à votre étoffe
De lin, du pays d'Alésis
Comme l'Éolienne devenue
Avec son dieu, son maître
Je m'envole à vous retenue
Trouver le bonheur peut-être
Je brode douces rêveries
Je faufile des jours heureux
Ne peux retisser, c'est l'ennui
Les hier sans vous, ça je ne peux
Je fais un surjet sur les tissus de mes jours
En points serrés pour ne rien oublier
Couture rabattue, couture des toujours
Je veux tout emporter, tissus légers
Je dentelle nos amours en fil de soie
Et de coton pour que douces elles soient
Durables et robustes à la fois
Pour tisser nos jours remplis de joie
Je tapisse mes tendres rêveries
Je le sais amour, je le sais mon ami
N'est-ce pas le privilège du poète
Que de rêver tout éveillé
Et
N'a pas le talent qui veut, c'est sûr
De se lancer dans la haute-couture
Ode
24 janvier de l'An Deux
Création Ode©
En titre : « Porcelaine Pénélope » sculpture de Ode©
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