Un bleu glacier
comme tes yeux enfiévrés,
une neige blanche
comme tes hanches,
buée engelée,
fragrance suspendue
,
ton corps en suées,
à l'amour tendu



Amours de banquises
Caresses exquises
Aux yeux d'aurores boréales
Ton corps cosmique me réchauffe
Fait fondre les glaces
À la lueur des flammes
De nos cœurs et de nos âmes



~*~



J'ennuis tes aurores,
ta voix dans le blizzard,
ton âme, ton corps.


Tu m'entends échos des glaces
Ma voix, mon corps te cherchent
Ouvre les rideaux des tempêtes



J'y lovais ma lassitude,
sur tes glaciers posait ma solitude,
ton souffle me giflant à rire.


Reste là, solitude des jours
Dans tes bras tu me berces
De ton souffle chaud me rend vie



J'ennuis, je soupire
ces nuits, ces aurores
fusion furent nos jours.


Je suis là, soupir
Je suis tes nuits, tes aurores
Où union furent nos temps



C'était presque l'amour.
Tu es restée là-bas mon amie
et moi revenu ici.


C'était l'amour je sais
Je suis là en toi, à jamais
En dehors du Temps et ses escales



Ma bure est solitaire,
ma quête un désert,
j'ai perdu notre éternité.



Ta robe de lin et de solitude
Pour pèlerin en sa quête
N'a perdu qu'un moment son chemin




~*~




Une steppe immense
que seul piétine le caribou,
que seul hante le manchot.


La toundra à perte de vue
Visitée par les loups
Hantée par leurs hurlements



Et moi, un peu idiot,
cherchant l'Essence,
le Grand Manitou.


Tous les deux comme oiseaux fous
Comme chamanes en transe
Priant le dieu Soleil



J'entendais ce bruit étrange :
le Temps glissant sur la banquise
et son plouf dans les abysses.



Les échos des sons du silence
De ces lieux bénis
Nous plongent dans la cinquième dimension



~*~



Des aurores boréales
poussant barque et voiles
sur la croû
te lisse.


Capitaine d'un vaisseau fantôme
Tiens la barre
Pour ne pas sombrer



Je survolais monts et crevasses
plus rapide que tes bourrasques
pour atteindre le Nid de ton Immensité.


Tel L'Aigle Royal tu m'envolais
Contrant les vents nordets
Folle équipée, glorieuse



Là tout là-haut,
que montagnes plus haut,
là où
se fondent ciel et terre.


Majestueuse Grandeur
Nous accueillant à ciels ouverts
Ciels crépusculaires



Et puis le désert,
un vide sidéral,
dimension invisible.


Tout à coup le silence
Se fait entendre à nouveau
Indicible Présence



Un néant fait du bruit
du choc des esprits,
du mort et vivant indivisible.


Le vide se remplit du vide
Trou noir initiatique
Nous aspire



Sur le socle de pierre
j'assistais au combat
en attente d'avalancher en bas.
Je ne vis jamais fin de la guerre,
retourné à mes espoirs
cherchant ma victoire.


Il a fallu descendre
Puis remonter
Duel
Remonter et vite
Vers les glaciers
Éternels
Vainqueurs



~*~




Un oiseau d'acier
dans ses griffes m'a saisi
et de toi je fus éloigné.


L'oiseau d'airain
Rapace bien des vies
Et éloigne les aimés



Pas même un adieu
à tes yeux bleus
sous ta glace ensevelis.


Pourquoi un adieu, amour
Je suis là en toi
Mes yeux abstraits te regardent



On m'a ravi à toi,
je tremble, j'ai fièvre,
sans ton givre sur moi.


Tu te leurres, ouvre de ton âme
Les yeux
Je suis le Givre Éternel



~*~



Un Elfe eut pitié,
transmua larmes versées
en neige éternelle.



Et la Fée l'accompagna
Fit verser paillettes d'étoiles
Et poudre d'arc-en-ciel




Je suis ton linceul,
ton aube chez les immortels,
plus jamais seuls.



Pour tout suaire
Que la rosée des pétales givrés
Des divinités, accompagnés



~*~

Éloix et Ode©

08/02/02



~*~


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