Perdue dans les dédales du port des départs
Le vent passe dans les ruelles des non-retours
Sur les chemins des pleines lunes
Une fenêtre s'ouvre
Un cri, le mien

Dans la noirceur de la nuit
J'ai perdu ma route
Je sais que je dois trouver une claire fontaine
Si tu la trouves, dis-le au vent
Les yeux fermés, je marcherai à son appel


 

 

Chuchoter avec le vent
Aux oreilles de l’avenir,
Sera ma chanson
Pour t’indiquer le chemin
Qui mène à la source claire.

La brise suit sa route,
Écoute-là pour éteindre
Tout ce qui en toi doute.
Elle est tendresse,
Couleurs d’arc en ciel.

 

 

~*~~O~~*~
 


 

   

Sur les lèvres encor humides des promesses
Se décomposent le temps, les jours, les heures
Sur les berges du fleuve montent les attentes du voyage
La route est longue, l'espoir... cyclopéen

Le vent chaud me prend dans ses bras
Me berce aux heures creuses du grand silence
Me conduit hors de l'absence
Hors les portes des chimères
Et dans le Grand Fleuve
Il noie les lâchetés de l'imposteur jaloux

 


 

 

Qu’est un désir sans longue attente ?
Un caprice trop vite fané,
Une image irréelle sans lendemain.
Mais sur tes lèvres se dessinent, déjà,
Les fleurs cristallines de la renaissance.  

Le fleuve est ta voie,
Large cours où tu vogueras
Sur la coquille de tes soifs,
Le long des rives changeantes.
Oubliant les affluents et leurs illusions,
Au bout, tu verras la source vive.

 

 

~*~~O~~*~
 

   

À la pénombre de ceux qui se taisent
Des parfums d'espoirs s'étiolent
La vie se fait lourde à leurs épaules
Les regards se font vulnérables
Aux rayons des blanches étoiles

Je rêve de serrer l'arc-en-ciel dans mes bras
De bercer la lumière de la lune d'août
D'embrasser les lèvres de la nuit
De boire avec toi la rosée de l'aube

 

 

 

Si tu embrasses l’arc-en-ciel,
Il te prendra, te revêtira de ses charmes,
Des pétales de lune seront ton diadème.
Ce sera l’union du ciel et de la terre,
L’amour des contraires enfin réunis.

Viens, ta main dans la mienne,
Allons boire les larmes de rosée
Qui transforment les rêves
En immortelle réalité.

 

 

~*~~O~~*~

   

Et j'ai rêvé que les lilas avaient fleuri
Au réveil, il n'y avait que givre
L'oiseau et son nid avaient quitté
Reviendront au printemps des envies
L'espoir me l'a chuchoté à l'oreille

Sur le quai du désir
Je regarde le soleil qui se baigne
Se noie même
Pour revenir au petit matin
Avec le chant de l'oiseau

 

 

 

Viens, marchons ensemble
Sur la terre des désirs fous
Enivrons-nous aux essences
De tous les vertiges.
Que le vent chaud nous emporte
Dans son manteau invisible.

J’entends la source me souffler
Le chemin des milles orchidées.
Nous décrocherons
L’inaccessible étoile
A l’aube de tes envies.

 

 

~*~~O~~*~

   

 

Et j'irai arroser les fleurs de l'absence
À l'heure bleue, avant que le jour ne s'éveille
Je cueillerai les fleurs d'eau offertes
À celle qui se lève tôt aux amours distraites

Dans mes yeux en attente
Là-bas, l'île aux mille voiles me fait un sourire
Elle me tend tes bras
M'ouvre tes mains
Remplies de poussières de sables
Étoiles de mots
Qui tombent sur mes pieds nus

Je nage à ta rencontre

 

 

~*~~O~~*~


Ode et Jean Dornac
janvier 2010





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