La fin d'un mythe
 

Ce mythe raconte que depuis des millénaires, les dieux des Grandes Eaux Cuivrées, jaloux de la paix et l'amour qui régnait au pays des Femmes du Grand Peuple, les transformèrent - par leur magie - en femmes de papier.  Ils les capturèrent et les emprisonnèrent derrière un immense mur de cuivre et les condamnèrent  à percer le mur afin de s'affranchir.

Avec leur allié le dieu Temps, patientes et tenaces, un combat singulier se poursuivit pendant des lustres entre la matière-cuivre et les femmes-papier-matières.  Elles repoussèrent sans cesse l'obstacle-cuivre, si bien qu'à la fin elles le transpercèrent.

Fortes de leur victoire, les Femmes de Papier ( symbole de fragilité, de non durabilité ) se saisirent des attributs du cuivre ( symbole de force, de résistance, d'énergie, de fermeté et de volonté ) et les dieux des Grandes Eaux Cuivrées furent envahis par le papier et coulèrent au fond des Grandes Eaux Cuivrées. 

Plus jamais ces femmes ne perdront les qualités gagnées de si haute et longue lutte.  On dit que la paix et l'amour règnent encore en leur pays.

 

Description de l'installation
 

Trois géantes de deux mètres en papier matière ( papier fait main ), cuivre et véritable pâte de cuivre.  Chacune émerge d'une masse en cuivre de plus en plus envahie par le papier - la victoire des femmes de papier.  Elles sont nues, stoïques, fières, coiffée d'un casque et portant un collier talisman en cuivre.

Un autel de sacrifice au cuivre, qui se transforme de plus en plus en papier.  Symbole de la fin du mythe.

Deux murs latéraux symboliques de un mètre quatre-vingt-dix  de hauteur chacun envahis par le papier.
 

Au centre de l'installation, au mur, trois réceptacles à l'intérieur en cuivre, recevant en offrande des coquillages ( le cuivre est le symbole universel de l'eau ), offrandes apportées par les guerrières, victoire du papier sur le cuivre.

Trois dalles de sacrifice au centre par terre se dirigeant vers l'autel, bordés de sept objets de culte portant signes et symboles - de chaque côté ( quatorze ).
 



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