Et que se continue la longue ascension
Vers le possible bonheur
Je marche vers toi, blessé le héron
Je viens vers toi, le passeur




 

De l'Amour



 

Nous nouons nos idées
Comme se nouent nos âmes
Comme se noueront nos corps




Et tu me diras encore au creux de l'oreille
« Ma douss'mouch', pour ça que je t'aime
Il est minuit, je t'emmène avec moi... »




Le temps pour nous est concentré
Tissage tricoté-serré et dense
Les jours sont des années
D'une complicité qui mobilise l'esprit de l'art
Le cœur et le corps de l'autre
Liant des mots, des gestes et des tons
Nouant nos vœux, aiguise la hâte
Verse avec bonheur comme un doux sortilège
À la vasque de nos cœurs
On se répand tout autour de nous et en nous
L'âme s'affaire avec enthousiasme et joie
Repoussant les exigences du banal quotidien
L'immédiat nécessaire tenant à ce que nos mains
Trouvent dans celles de l'autre ce qui en tombe
La voie lactée nous a prêtée de ses paillettes
Et là, en y regardant, plongeant nos yeux dans les étoiles
Il s'y trouve une place à nos cœurs.




Dialogues des amants



« Approche, donne tes mains, parle, parle encore
et que je te fasse taire... comme il se doit...
Quand le héron blessé, vient au coin là...
Puise en moi, épuise-moi... »

« Je m'approche, te tends mes mains, et je te parle
te dis mes mots d'aime... tu me prends dans tes bras
et d'un baiser tendre me fais taire. Je puise et épuise en toi
le meilleur. Tu es et seras toujours des orfèvres, le roi... »




« Je suis affectueux, à la religion des mots, mon corps est sain.
Je me guérirai de mes blessures. Je suis en quête permanente et
j'aime que l'on m'aime et comme tu m'aimes, j'aime. »

« C'est pour cela que je t'aime, amant. Tu es fort, courageux et même tes blessures, en ta quête, te grandiront. J'aime aussi que l'on m'aime.
J'aime que tu m'aimes. »



« Lorsque je suis revenu en mon pays, un je-ne-sais-quoi, un "autre-chose" m'attirait et c'est vers toi seule que je me suis porté, et puis cette balance d'un mot à l'autre, ce radeau de fortune qui navigue dans le cœur, qui prend son poids et sur lequel s'accumulent des raisons d'avoir besoin de l'autre.  De souhaiter, de sentir, de balbutier et à la fin de dire et s'entendre dire : je t'aime...  Là au creux de moi, je te sens. Je te regarde, je lis sur tes lèvres, pour moi, manière de caresser qui tu es...
Je t'aime... »

« Je te souffle à l'oreille ces mots si précieux : Je t'aime, amant.
Que tu m'ais choisie ne peux que me plaire. Si tu n'étais pas revenu vers moi...
Que serait donc ma vie ? »



« Je t'embrasse, pas tout à fait au creux là, de ta bouche.
Que tu aies ce goût qu'aux fleurs le ciel donna
- et si le goût en cesse c'est pour qu'à ton oreille
le mot aimer revienne en sons vibrato -... »

« Tes baisers ont goût de miel, de fleurs des champs.
Tes aveux, à mon oreille, sont musique céleste... »




« Après cette nuit d'amour ... tout est là latent à la porte...
des mots, des aveux ont été dits...
Je souffle sur tes lèvres et j'ai le mal de toi !
Mais me plaît que ne cesse la morsure de feu
Cette langueur d'amour qui me ramène à toi.... »

« Je suis dans nos ailleurs, mon âme.
Je garde au chaud ton souffle et tes caresses.
Ainsi, se prolongent nos passionnés ébats... »



« Mon souffle est le tien
Quel plaisir-bonheur de pouvoir te dire je t'aime
Et t'embrasser librement...»

« Reviens sur ma couche, âme ma sœur âme,
Je te guérirai de tes blessures à l'âme et au corps
Faits l'un pour l'autre et de l'ange, nous avons l'accord
Embrasse-moi, libres, tu es mien , je suis tienne... »




« Doux et précieux sont les bleus de notre ciel
Bleus dont j'aime les voilures qui suggèrent
Pour mieux confirmer les mots qui gouttent du cœur
Non sans qu'au ventre un appel ne se sente:
S'il te plaît, ma Mie, tes mains, tes yeux, tes lèvres,
Tes tempes, ton front, et ton cou puis tes seins,
Tes épaules, tes bras, ton ventre et tes hanches
Être en toi m'éblouit, c'est le doux couronnement
Amour, je te désire...»

« Bleus de ciel de lit, bleus comme nos amours si belles
Je m'offre entière à toi, mon ventre est de fièvre,
Certes, il me plaît amant, viens !... »




« Nous nous sommes effleurés du bout de l'âme
Pliés nos cœurs à la réalité des corps
Que ton temple devienne le légitime aboutissement
Je te sens te discerne, accomplissement
Guide ma main... »

« Ce temple noir, je t'en offre le rose
Je guide ta main, amant, oui j'ose
Et que la chair de nos dits
Soit fécondée de ton amour ! »



Lettres des amants



« À toi que j'aime,

Amie, amour, je vais, je te laisse et sois sûre que tu demeures en moi. J'ai quelque part osé, avec quelque infortune, si ton âme blessée par excès par défaut, je retourne à ta bouche aux fins qu'entre tes lèvres, passent ces mots aimables qui me rassureront, de ce que tu n'en veux ni à l'homme, ni au cœur, ni à l'âme encombrée, l'émotion toujours rendant si malhabile qu'à un moment ou l'autre il faut dire pardon. De ce jour merveilleux j'ai cueilli tant de choses que tu as dites et pour lesquelles je n'ai dans ma besace pas assez de merci..

Ton amour, si tu le veux à toi »


« À toi, mon ange,

Après cette fabuleuse journée, qu'aurais-je à te pardonner, dis-moi... Ton empressement n'était que porté par ton amour pour moi. Tu as osé, et c'est bien ainsi. Nous avons été si heureux. Tu m'as faite femme à nouveau. Reviens à ma bouche, afin que mes lèvres reçoivent comme doux miel, tes mots aimables. Rassure-toi, mon âme, et ne demande plus pardon de m'aimer de telle manière, j'aime ta fougue. C'est ainsi que je t'aime aussi, et ne saurais m'en plaindre.

Ton amour, qui te veux à elle pour l'éternité »

 



Nous©

Fin de la partie 2 de

« Nous, les Chroniques »







CRÉATION ODE ©

Oeuvre en titre :  « Coup de foudre » de Claude Théberge©

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