J'ai fait un long voyage
Jusqu'à en épuiser le cœur
Mais l'Amour, Lui, est inépuisable

Bonheurs et pleurs en rafale
Jonchent mêlés le sol foulé
Lors de la lente pérégrination

 



 

L'amante et l'amant



 

Et j'ai trouvé un mouchoir
Fleur que la joie abandonne
Car l'amant n'est pas revenu



 

Et je lui ai donné la main
Sous les branches en écoutant chanter
Le merle moqueur
Le printemps du cœur
Y a trouvé son compte



 

Et je lui ai donné la main
Pour qu'il change de rive
Lui ai indiqué le gué
Pour qu'il ne dérive
Mais il se tenait au guet



 

Et je l'ai apprivoisé
Ce brûlant oiseau d'ailleurs



 

Pensées entremêlées



 

Il est si tard, là où il est
Et pendant que mon ciel brille
Il regarde la lune et moi le soleil
Il vient me surprendre dans mes nuits
Je laisse monter ma joie
Pendant qu'il veille
Et que son absence lui ouvre mes bras



 

« Et la pendule, même arrêtée, a quand même raison deux fois par jour »

 



 

Donne-moi encore la main et qu'opère l'oeillade
Le fils de l'eau nous tient, tournis, remous
Puisse le courant fasse que l'on se retrouve
Que le héron blessé vienne là sur ma couche
Et donne un baiser au coin là, de ma bouche
Pour en goûter la fragrance et se rendre aux désirs
Afin que s'achève à jamais l'errance
Et que se mêlent enfin nos soupirs !



 

Dialogues des amants



 

« L'étoile naît de nuit... j'aime l'étoile aux cieux...
L'aube l'enlève.
Et je vois ton regard, que reprenne mon rêve...
J'aime tes yeux. »

« Ô ! Comme j'aime les tiens, amant ! »

 



 

« J'attends ému l'aurore,
Aux aguets,
pour te céder encore
Maints baisers. »

« Qu'arrive bientôt l'heure bleue, amant ! »

 

 



 

« Accueillir.. sentir.. ressentir... éprouver...
Puis aimer et rentrer dans la danse...
Et comprendre qu'aimer c'est consentir
Et faire d'abandons une valse d'ensemble...
Mêler... accueillir... synchroniser les tons...
Raviver les lumières... et loin de dominer...
Les ajouts se font tendres... courbent l'échine...
Et là.. eh là! .. trouvent leur place à eux...
En filigrane offerte au moment très précis
Où paraphant par toi., je sentis qu'une place ici
Et là m'était offerte ...
et si le clair poète s'avérait incompris...
en pur anachorète il s'en irait surpris
de n'avoir pu entre teintes et jeux
plaire à
tes doux aveux »

« Jamais le clair poète ne se sentira incompris
Jamais, non jamais, ne me déplaira
Et mes doux et tendres aveux
Je les réitère à chaque seconde, regarde mes yeux ! »

 



 

« Ton nom est goutte et d'or ma Mie »

« Ô ! Mon ami, ton absence broie
Ce que j'ai de vie. Reviens vite à la fontaine ! »

 


« Je te prends par l'épaule et par-dessus elle, 
je lis avec toi - tendre... »

« Je te sais là, ton corps contre le mien, 
j'aime ton parfum, lisons - tendre... »

 


« Tu es mon cœur de résonance, en toi je trouve mon écho...
Et ces paillettes dans les yeux... Je veux que tu sois en manque de moi
Et je suis là, à monnayer quelques émois »

« Tu es, âme ma sœur âme, le plus précieux don que la vie m'ait fait.
Mes yeux paillettes d'étoiles, c'est toi qui les a allumés...
Je suis en manque de toi, mon ange, reviens vite de ton errance »

 


« ... mi-chou, joli chou-mi, dès le matin je chemine vers toi
et dans le même temps que mes heures se déroulent
les tiennes m'accompagnent... »

« Ô mon amour, je suis ta compagne des heures interminables
qui nous séparent. Je suis ta femme, ta féale. »

 


« ... mouche, que de murmures, de souffles,
d'effleurements d'où des effluves de vagues
...et j'obtempère assez mon cœur dedans ton âme... »

« mon cœur, je me sens bien en toi, tu es ma maison,
ma chaleur, ma paix et d'être, ma raison... »

 


«... Ô Terre je t'aime !
Et toi aussi, que ça te plaise ou non ! »

« Il ne peut que me plaire que tu me fasses ce tendre aveux
Je suis de Gaia - et à la fois d'Aphrodite - la fille bien aimée
Comme elles, je sème la vie et donne l'amour... »

 


« Tes mots sont lumineux, à touche cœur, à boire
Ils sont enivrants, ils sont une caresse,
Une invite à aimer sans borne, une invite à goûter. Ah ! »

« Mes pensées, mes gestes, mes mots sont pour toi mon aimé
Viens goûter les replis de mon âme, de mon corps, je t'attends
Et mes bras te tends... »





Nous©

Fin de la partie 1 de

« Nous, les Chroniques »





Création Ode©


Oeuvre en titre : « Coup de foudre » de Claude Théberge© 


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